La rédaction

Covoiturage : le nombre de passagers compté sur l'A86

Pour inciter les Franciliens à opter pour le covoiturage, la Région multiplie les initiatives. Dernière en date : des caméras actuellement en test pour compter les passagers des voitures sur l'A86. Décisif pour mieux dimensionner les voies réservées à l'avenir.

Passer de 1,1 passager par voiture à 2 permettrait de réduire les bouchons quotidiens de moitié. Forte de ce constat, la Région multiplie les mesures incitatives pour convertir les Franciliens au covoiturage et lutter contre les bouchons et la pollution de l'air.

Le covoiturage est entièrement gratuit pendant les jours de grève pour les passagers et le trajet est remboursé à hauteur de 10 centimes d'euro par kilomètre pour le conducteur. L'exécutif régional a également annoncé la mise en place de la gratuité lors des épisodes de pollution selon les mêmes modalités.

 

Des voies pour les covoitureurs dès 2020 ?

Au-delà de ces mesures incitatives, la Région souhaite développer des voies dédiées au covoiturage sur le réseau autoroutier francilien pour donner l'assurance à ceux qui font du covoiturage qu'ils gagneront du temps. Pour cela, il est impératif de pouvoir contrôler que les futures voies dédiées restent à l'usage exclusif des covoitureurs.

Depuis quelques jours, la Directon des routes d'Île-de-France (DiRIF) a donc lancé une expérimentation de comptage inédite sur l'A86. Une opération cofinancée à hauteur de 50%, soit 300.000€, par la Région Île-de-France. « On a besoin de savoir si on arrive à compter les gens qui sont dans les voitures pour vérifier que ceux qui empruntent les voies dédiées sont bien en train de covoiturer », résume Valérie Pécresse, la présidente de la Région Île-de-France.

Comment ça marche ?

Des caméras à infrarouge capables de détecter la chaleur émise par le corps humain (NB : pas les animaux) ont été posées de part et d'autre de l'autoroute A86 au niveau de Colombes (92). Installées à hauteur du volant et reliées à un ordinateur, elles permettent de déterminer précisément  le nombre de « vrais » passagers présents dans chaque véhicule circulant sur la voie de droite et uniquement celle-ci. Précisions utiles : elles ne photographient ni les personnes, ni les plaques d'immatriculation.

Quels objectifs ?

Ces caméras « compteuses » doivent permettre de savoir s'il est possible de déterminer le nombre de passagers par véhicule. Au passage, une meilleure connaissance du taux de remplissage des voitures, tous les jours et à toutes les heures, permettra de mieux dimensionner les futures voies réservées.

Et la suite ?

Si l'expérimentation, qui s'achèvera fin août, est concluante, elle pourra être homoguée. L'objectif est ensuite de pouvoir ouvrir les voies dédiées (aux bus et/ou taxis) existantes sur le réseau francilien : A1, A6, A10 et bientôt l'A3, l'A12, RN104 et RN 118, au covoiturage à l'horizon 2020.