10 mars 2017

Nouvelles aides au spectacle vivant: l'Île-de-France optimise son soutien

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Crédit photo : Steve Debenport / Getty Images

Théâtre, cirque, danse, musiques actuelles... : la Région décide de simplifier ses aides au spectacle vivant, secteur majeur de la création francilienne.

L'Île-de-France, Région n°1 du spectacle vivant

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Aides au spectacle vivant : l'Île-de-France repense son action pour plus d'efficacité

Si la Région Île-de-France, qui abrite 49% des emplois culturels de l'Hexagone, propose déjà une panoplie d'aides au spectacle vivant, celles-ci doivent s'adapter pour répondre aux défis récents qui impactent les différents arts concernés. 

Le secteur, particulièrement créateur de lien social et structurant pour le territoire, a été durement frappé et fragilisé par les attentats du 13 novembre 2015. Et il a vu l'effort financier du ministère de la Culture en sa faveur baisser entre 2012 et 2016. Face à tous ces constats, le nouvel exécutif régional a fait de la culture un axe majeur de sa politique, avec un budget en hausse de 12% depuis 2015, et de 20% d’ici à la fin de la mandature.

L’aide régionale au spectacle vivant – théâtre, cirque, danse, arts de la rue, musiques actuelles – s’est longtemps articulée autour de 11 dispositifs. De manière générale, les porteurs de projets émergents, qui débutent leur activité, accèdent difficilement aux aides régionales. Après avoir mené pendant plusieurs mois une concertation avec les professionnels du secteur, la Région a décidé de revoir son action pour la rendre plus efficace et plus inclusive pour les Franciliens.

 

Plus de spectacle vivant en grande couronne et dans les lycées

Désormais, le spectacle vivant sera soutenu en fonction du profil artistique et de la nature des projets : lieux, équipes, fabriques de culture (1)... Une attention particulière sera portée à la diffusion sur l’ensemble du territoire, notamment en grande couronne et dans les territoires ruraux, où les Franciliens bénéficient de moins d’équipements et d’équipes artistiques. Les professionnels culturels consultés ont par ailleurs insisté sur la nécessité d’étendre les aides pluriannuelles de trois à quatre ans, pour leur permettre de mener à bien leurs projets. Les actions d’éducation artistique et culturelle auprès des lycéens et des apprentis seront particulièrement encouragées.

L’aide à la permanence artistique et culturelle, qui représente à elle seule 65% des crédits, sera donc désormais accordée pour quatre années. Les aides ponctuelles seront, elles, réservées aux festivals et manifestations à rayonnement régional, aux réseaux, à la résidence territoriale, à la création (investissement et fonctionnement) et aux projets mutualisé dans les territoires ruraux et périurbains.

 

(1) Les fabriques de culture sont des espaces de travail indépendants dédiés principalement à la création artistique et culturelle, à l’expérimentation et à la recherche.