La rédaction

Coralie, Étudiante-Ambassadrice de l'Île-de-France au Brésil

Après une 1re rencontre le 16 janvier 2019, les 118 Étudiants-Ambassadeurs retenus par la Région sont partis aux quatre coins du globe. Leur mission : donner envie de venir étudier en Île-de-France. Parmi eux, Coralie Poyet, en école vétérinaire au Brésil.

Coralie a 25 ans. Et ça fait 25 ans qu’elle est passionnée d’animaux. Petits, grands, à poils, à plumes… Tous captivent son attention. C’est donc très naturellement qu’elle s’est tournée vers l’École vétérinaire de Maisons-Alfort (ENVA) pour devenir vétérinaire praticien. Cette institution est une des plus anciennes en France. Elle a récemment bénéficié d’aménagements soutenus par la Région Île-de-France tels que la construction d’un hôpital vétérinaire ou la rénovation des bâtiments.

Elle propose aussi un projet inédit de coopération avec le Brésil. Un projet qui s’inscrit dans le cadre du programme Brafagri (Brésil-France-Agriculture), conclu entre la France et le Brésil, et qui vise à promouvoir les coopérations entre les 2 pays en matière d’agriculture et de soins animaliers, notamment par des mobilités étudiantes.

« Ce projet était parfait pour moi, je voulais faire complètement autre chose et découvrir les médecines de pointe développées au Brésil », explique Coralie. Son école lui a ensuite proposé de participer au programme des « Étudiants-Ambassadeurs de l'Île-de-France ».

Les Trophées des Étudiants-Ambassadeurs de l’Île-de-France
Lancé en octobre 2018 par la Région, les Trophées des Étudiants-Ambassadeurs de l’Île-de-France » proposent à des étudiants franciliens en mobilité internationale en 2019 de valoriser l’enseignement et la recherche de la Région grâce à des projets originaux. À la clé, des récompenses jusqu’à 3 000 euros.

Tout de suite très emballée par cette initiative de la Région, la jeune femme révèle avoir pensé son voyage différemment depuis. « Cette participation a donné encore plus de sens à mon projet. Maintenant, je souhaite faire part de mes connaissances pour inciter les Brésiliens à venir en Île-de-France. »

 

Un voyage plein de découvertes

Arrivée à l’université vétérinaire de Botocatu (Brésil) avec une camarade de promotion en février 2019, Coralie découvre les techniques de soin propres aux écoles vétérinaires du pays : « C’est très différent. Ici, chaque vétérinaire est spécialisé dans un domaine. En France, au contraire, on doit pouvoir tout faire et être capable de soigner tous les animaux. Être ici me permet de me perfectionner dans chaque spécialité. »

La jeune étudiante effectue en effet beaucoup de « pratique » dans chacun des établissements qu’elle fréquente, que ce soit des soins, des suivis de reproduction et de gestation, etc. « Je ne reste jamais plus de 2 semaines de stage au même endroit, ce qui me permet de ne jamais m’ennuyer », confie-t-elle.

Ce voyage est aussi un moyen pour Coralie de s’intéresser à une nouvelle culture et d'apprendre une nouvelle langue. Elle consacre tous ses week-ends à des sorties entre amis, des escapades aux chutes d’eau de Botocatu et même au carnaval de São Paulo.

 

Son rôle d’Étudiante-Ambassadrice

Tout au long de son voyage, la jeune femme constate l’intérêt des étrangers pour l’Île-de-France : « Il est important pour moi de leur montrer toutes les possibilités qui s’ouvrent à eux s’ils viennent étudier chez nous. L’apprentissage du français, les écoles de renommée internationale, le cadre d’études, la gastronomie… Mais ce qui les séduit davantage, c’est les cours de pratique en école vétérinaire. »

En effet, les Brésiliens n’ont droit dans leurs cursus qu’à 2 mois de stage pratique, contre 2 ans pour les Français. Un enjeu important quand on souhaite se lancer dans la vie professionnelle. « J’essaie de faire connaître ce programme auprès des étudiants brésiliens car il peut être très utile pour eux ».

Coralie garde aussi contact avec les autres Étudiants-Ambassadeurs à travers une newsletter mensuelle, dans laquelle chacun partage l’avancée de son projet. « On ne se parle pas très souvent car on est tous très impliqués. Mais j’ai prévu de les recontacter pour peut-être se voir quand je serai au nord du Brésil » indique-t-elle, sourire aux lèvres. Une opportunité peut-être aussi d’échanger sur ces premiers mois de stage à l’étranger…

Photos : © DR