La rédaction

Les jeunes Franciliens veulent briller aux Olympiades des métiers

Une délégation de 37 jeunes d'Île-de-France participe aux finales nationales des 45es Olympiades des métiers à Caen, dans le Calvados, à partir du 29 novembre. La Région a accompagné la préparation de ces jeunes pendant plusieurs semaines.

Trois jours de compétitions, près de 670 jeunes venus de toute la France, 70 métiers représentés et un objectif commun : intégrer l'équipe de France des Métiers. Les finales nationales des 45es Olympiades des métiers (Wolrdskills en anglais dans le texte) se déroulent jusqu'au 1er décembre au Parc des expositions de Caen (Calvados). Parmi les jeunes en compétition seront sélectionnés les futurs champions qui intègreront l'équipe de France des métiers 2019, laquelle s'envolera représenter la France à Kazan, en Russie, en août prochain.

 

Un financement doublé d'un véritable accompagnement

Afin de mettre les candidat(e)s dans les meilleures conditions, la Région Île-de-France, qui finance l'intégralité du transport et du séjour de la délégation, a également mis en place 3 stages de préparation physique et mentale. Ces week-ends mêlant exercices physiques, mises en situation et conseils pratiques se sont déroulés sur l'île de loisirs de Cergy-Pontoise (95). « L'objectif est de créer une cohésion et un véritable esprit d'équipe entre tous ces jeunes afin qu'ils donnent le meilleur d'eux-mêmes le jour J », explique Joël Abati, champion olympique et du monde de handball aujourd'hui retraité, qui les a encadrés lors des préparations. 

Un pari réussi à en juger par l'enthousiasme des jeunes réunis ce samedi 17 novembre lors du dernier week-end de préparation.

 

Tania (19 ans), soins esthétiques.
Elle est déjà Meilleure apprentia de France 2016. Originaire de Rambouillet (78), Tania, inscrite en 1re année de BTS esthétique au CFA de Versailles (78), aura 8 épreuves à réaliser sur 2 jours, dont des soins visage et corps ou encore du maquillage. « Ici, je retrouve de la motivation car on est tous là pour la même chose. On fait des exercices pour lutter contre le stress et ça m'aide beaucoup », explique la jeune femme qui s'entraîne tous les jours depuis de longs mois dans le salon où elle travaille en alternance. « Si je décroche une médaille, ça sera celle du mérite. »

 

Louis (20 ans), service en salle.
La compétition s'apparente à un véritable défi pour Louis, titulaire d'un Bachelor manager de restaurant de la prestigieuse école Ferrandi de Paris. Service, nappage, flambage, reconnaissance de cépages de vins... : ce ne sont pas moins de 21 épreuves qui l'attendent. Pas de quoi l'effrayer cependant. « J'en ai pour 3 jours de 8h à 18h. Mais ce concours, c'est surtout une véritable aventure humaine avec une vocation internationale. Il est unique notamment à travers le fait de représenter son pays et cette notion d'équipe que nous avons construite ici au fil de nos rassemblements », explique le jeune homme qui souhaite devenir directeur de salle d'un restaurant 3 étoiles. 

 

Florian (19 ans), Maxence (19 ans), Tristan (19 ans), intégrateurs robotique.
Amis dans la vie, c'est donc en équipe que Florian, Maxence et Tristan – étudiants en 2e année de BTS en Conception réalisation de systèmes automatiques (CRSA) au lycée Jean-Perrin de Saint-Ouen-l'Aumône (95) – seront en lice. Ils devront faire réaliser des opérations à un bras articulé. « Ici, on se motive vraiment entre nous. On apprend aussi à faire des exercices de relaxation comme de la sophrologie. C'est important pour bien réagir pendant les épreuves », explique Maxence. « Et participer à un concours comme celui-là, c'est bon pour le CV », ajoute Florian.

 

Alexandre (21 ans), pâtisserie/confiserie.
19 heures d'épreuves au menu ! Alexandre, titulaire d'un CAP pâtisserie et qui poursuit une mention complémentaire au CFA EPMT de Paris (17e), devra notamment réaliser : entremets, petits fours, bonbons en chocolat et même une épreuve mystère. « Venir ici me permet de décompresser tout en restant mobilisé, car ça fait un an que je ne pense qu'à ce concours », souflle Alexandre, qui a d'abord décroché un Bac S et suivi une année de médecine avant de changer de voie. « Mon employeur (NDLR: L'Auberge du Jeu de paume à Chantilly – Oise) me laisse vraiment m'entraîner à ma guise dès mon travail terminé et le CFA est également très compréhensif ».

 

Toutes les infos sur les Olympiades des métiers sur www.worldskills-france.org

 

Photos : © DR et © Région Île-de-France