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patrimoine Haut lieu de l’histoire de France, la Tour de Montlhéry et les vestiges de son enceinte pentagonale sont classés au titre des monuments historiques dès 1840.

Dès leur classement au titre des monuments historiques, les ruines font l’objet de travaux de restauration, dont la direction est confiée en 1842 à l’architecte Henri Labrouste. - Crédit photo : © Région Île-de-France, P. Ayrault, 2000, ADAGP
Vue générale des ruines depuis le sommet du donjon : l’enceinte et les quatre tours flanquantes, la passerelle d’accès remplaçant le pont-levis et les vestiges des bâtiments annexes situés dans la cour - Crédit photo : © Région Île-de-France, P. Ayrault, 2000, ADAGP
La passerelle d’accès à la cour du château a été installée par l’architecte Paul Naples en 1878 (et refaite en 1946) ; à droite, la contrescarpe bien appareillée en grès. - Crédit photo : © Région Île-de-France, P. Ayrault, 2000, ADAGP
Le donjon entouré à gauche d'un fragment de courtine et à droite de la "tour brûlée". Les 4 tours circulaires disposées aux angles de l’enceinte ont été arasées, à l’exception de cette tour ouest. - Crédit photo : © Région Île-de-France, P. Ayrault, 2000, ADAGP
La différence d’appareil et de taille des pierres entre tours et courtines est systématique dans la fortification philippienne, car les équipes qui élèvent les murs sont moins spécialisées et outillées que les équarrisseurs chargés de la construction des - Crédit photo : © Région Île-de-France, P. Ayrault, 2000, ADAGP
Les fondations d’un grand édifice, accolé à la courtine nord, ont été dégagées en 1882 : elles dessinent le plan d’une « grande salle » séparée par un mur de refends transversal en deux espaces de taille inégale, dont l’un a conservé deux bases de colonne - Crédit photo : © Région Île-de-France, P. Ayrault, 2000, ADAGP
Comme dans la plupart des châteaux philippiens, la porte vers l’extérieur de la tour-maîtresse, située au-dessus de la base talutée, permet des sorties offensives en cas de siège. - Crédit photo : © Région Île-de-France, P. Ayrault, 2000, ADAGP
L'escalier en vis a été construit à la fin du XIVe siècle (de même que les 4 étages supérieurs qu’il dessert), à la demande d’Olivier de Clisson, chargé depuis 1382 de la garde du château endommagé lors des premiers affrontements de la guerre de Cent Ans. - Crédit photo : © Région Île-de-France, P. Ayrault, 2000, ADAGP
L’intérieur du donjon. De bas en haut : départ des voûtes du premier étage sur plan hexagonal, 2e et 3e étages sur plan carré, avec leurs cheminées, plancher du 4e étage. - Crédit photo : © Région Île-de-France, P. Ayrault, 2000, ADAGP
Le rez-de-chaussée du donjon : des voûtes de la salle de plan hexagonal, haute de 6 m, ne subsistent que des culots engagés dans les angles et les premiers claveaux des nervures. - Crédit photo : © Région Île-de-France, P. Ayrault, 2000, ADAGP
La salle du rez-de-chaussée est percée de deux archères à ébrasement triangulaire, celle du sud-est accompagnée, sur la droite, d’un dégagement pour le tir à l’arc (permettant à un archer de lever le coude avant de décocher sa flèche). - Crédit photo : © Région Île-de-France, P. Ayrault, 2000, ADAGP
La cheminée à hotte inclinée du 3e étage, encadrée à droite par une fenêtre rectangulaire, à gauche par un couloir conduisant aux latrines (non visible sur la photo). - Crédit photo : © Région Île-de-France, P. Ayrault, 2000, ADAGP

La position stratégique de la forteresse de Montlhéry, couronnant une butte isolée qui commande le chemin de Paris à Orléans, en fait un enjeu capital de la politique des rois capétiens, occupés depuis Philippe 1er à réduire les châtelains batailleurs qui méconnaissent leur suzeraineté. Annexée en 1118 au domaine royal, le château est reconstruit par Philippe Auguste (1180-1223), qui y réside souvent : la régularité du plan, la base talutée des tours, le donjon circulaire, avec deux portes et  un escalier rampant dans l’intérieur du mur, sont autant d’éléments caractéristiques des forteresses « philippiennes », présents à Montlhéry avec des adaptations dues aux contraintes du site. Démantelé en 1591 sur l’ordre d’Henri IV, le château sert de carrières de pierres au cours du XVIIe siècle.

Aujourd’hui ne subsistent que le donjon, haut de 30, 35 m, et l’enceinte castrale. Classée au titre des monuments historiques sur la liste de 1840, la tour devient deux ans plus tard propriété de l’État.

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