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Avant les Jeux paralympiques. En savoir plus

Architecture En 1964, l’architecte Émile Aillaud est choisi pour travailler à l’implantation d’un important ensemble de logements dans une boucle de la Seine située au-delà de Poissy, à proximité du pôle d’attraction que représente la future ville nouvelle de Cergy-Pontoise.

La Cour Verte, vers 1978. Pour rompre avec la monotonie et le gigantisme des grands ensembles, Aillaud fait alterner immeubles et petites places de forme et de dimension différentes, personnalisées par des attractions particulières - comme ici une aire de - Crédit photo : © Région Île-de-France, L. Kruszyk, 2008, ADAGP
Les déclivités du terrain, le dessin des escaliers, les essences d’arbres plantés ou encore les motifs décoratifs formés par les revêtements de sol, comme ici sur la place du Béguinage, concourent à animer l’espace urbain. - Crédit photo : © Région Île-de-France, L. Kruszyk, 2008, ADAGP
Décors muraux et sculptures monumentales participent de ce « supplément d’âme » recherché par Aillaud et son équipe. Sur la place du Pas se trouve ainsi un gigantesque pied en béton époxy moulé, œuvre de Laurence Rieti, la fille de l’architecte - Crédit photo : © Région Île-de-France, L. Kruszyk, 2008, ADAGP
La place de la Coquille, aujourd’hui partiellement détruite, était délimitée par les pignons de six immeubles ornés des portraits de grands poètes français du XIXe siècle, conçus par Fabio Rieti. Le motif au sol s’inspire de celui de la place du Capitole, - Crédit photo : © Région Île-de-France, L. Kruszyk, 2006, ADAGP
Sur la place des Quatre Vents, les bâtiments sont légèrement surélevés et entourés de haies. Le sol de brique du terre-plein central s’incurve pour former un talus isolant les immeubles et faisant écho à leurs façades courbes. - Crédit photo : © Région Île-de-France, L. Kruszyk, 2008, ADAGP
La disposition aléatoire des panneaux de façade, d’une travée à une autre, permet de casser leur uniformité, en jouant sur les coloris du revêtement mosaïque. - Crédit photo : © Région Île-de-France, L. Kruszyk, 2008, ADAGP
Le parcours conçu par Aillaud s’achève sur l’Ellipse, un bâtiment serpentin qui enserre une piste circulaire de patinage et un étang de sable bordé de gradins. - Crédit photo : © Région Île-de-France, L. Kruszyk, 2008, ADAGP

L’opération, prévue pour empiéter sur les communes d’Andrésy et de Triel, doit permettre de loger une partie des 25 000 ouvriers de l’usine Simca-Chrysler (devenue Peugeot) de Poissy. Pour répondre à la commande, Aillaud conçoit alors une véritable ville, comportant des équipements publics et jusqu’à 4800 logements, mêlant immeubles collectifs et zones pavillonnaires. Le chantier débute en 1971 mais se heurte rapidement à de nombreuses difficultés administratives et à la crainte - bien légitime - des habitants de voir le site dénaturé par des barres. Le programme est maintes fois modifié puis finalement ramené à 2229 logements collectifs, édifiés sur la seule commune de Chanteloup. Achevé en 1976, il n’en demeure pas moins une illustration du regard critique porté par Aillaud sur les grands ensembles et de son ambition d’apporter une solution nouvelle à la problématique du logement en grand nombre.

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