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Avant les Jeux paralympiques. En savoir plus

patrimoine des lycées Construit de 1953 à 1958 par l’architecte Georges Martin, le lycée Gustave-Monod d’Enghien-les-Bains a bénéficié d’un décor exceptionnel par la mise en application de la nouvelle procédure nationale du 1 % artistique. Il compte ainsi au nombre des toutes premières expériences en la matière.

Le projet, réalisé de 1951 à 1956, se caractérise par son caractère exemplaire et l’abondance des œuvres.

En 1952, le peintre Le Feuvre, ancien professeur de l’Ecole des Beaux-Arts, exécute deux frises de 8 mètres de long sur 1,05 mètre ainsi qu’un plafond de 45 mètres carrés, le tout peint sur des toiles marouflées. Ces frises illustrent l’enseignement prodigué par le lycée, d’un côté l’enseignement littéraire, de l’autre l’enseignement technique et scientifique. Le plafond, quant à lui, évoque la conquête du ciel.

Crédit photo : © Région île-de-France

Les grands courants de la littérature, du Moyen-Age aux temps modernes, sont déclinés. La frise commence par l’illustration des œuvres religieuses médiévales figurées en la personne d’un moine lisant. Vient ensuite la poésie troubadour et courtoise chantée par un ménestrel en présence d’une noble dame accompagnée d’un fou et d’un chevalier. Rabelais et Du Bellay suivent, pour incarner la littérature de la Renaissance. Puis se succèdent, pour chaque époque, des figures emblématiques du panthéon littéraire. Pour le théâtre classique, Molière est figuré en bonne place avec des évocations des  Précieuses ridicules, du Bourgeois gentilhomme et du Malade imaginaire tandis que Racine rappelle le jansénisme et les grandes heures de l’abbaye de Port-Royal. Les Lumières sont illustrées par Voltaire et Rousseau ; la littérature moderne par Zola, Flaubert, Victor Hugo ou encore Balzac.

Le plafond illustrant la conquête du ciel - Crédit photo : © Région Île-de-France, J.B Vialles, 2008, ADAGP

La seconde frise illustre les grandes découvertes de l’histoire de l’humanité depuis celle du feu jusqu’aux prémices de la robotique. Se succèdent ainsi les âges de la pierre et du fer, le temps des constructeurs de cathédrales, les découverte en chimie, les grandes manufactures, les machines à vapeur, l’ère industrielle et les temps modernes de la science.

Sur le large plafond du vestibule, le peintre met en scènes les tentatives de l’homme pour dompter le ciel et tenter de voler. Du vol d’Icare, en passant par la montgolfière jusqu’à la fusée, l’artiste propose une vision onirique des différents moments  de cette quête et de l’histoire de l’aviation. 

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