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patrimoine architectural Découvrez un modèle de petites maisons individuelles promu par le ministre Chalandon au début des années 1970.

Le programme Chalandon

Le quartier de Beauval, à Meaux, est sorti de terre dans les années 1960 afin de permettre l’extension de la ville vers l’est. On le réduit souvent à la haute silhouette de ses tours, mais en fait il présente une grande diversité architecturale, avec notamment un ensemble de « chalandonnettes », ces petites maisons individuelles promues par le ministre Chalandon au début des années 1970.

Un concours de maisons individuelles fut lancé le 27 mars 1969 par le ministre de l'équipement et du logement, Albin Chalandon. Il était destiné à promouvoir des opérations d'urbanisme afin de mettre en chantier un minimum de 7500 maisons individuelles sur la période 1970-1972 et de faciliter l'accession à la propriété. Il devait se positionner sinon comme remède du moins comme alternative à la construction de grands ensembles, afin d’« offrir aux Français de choisir et non plus de subir le type de logements auquel ils aspirent », précise le règlement du concours de 1969. Ce concours devait également permettre de développer le marché de la maison individuelle pour pouvoir l'industrialiser.

A Meaux, ce programme de "chalandonnettes" a abouti à la construction, par la Société centrale immobilière de la caisse des dépôts, de la résidence Antibes : 911 logements inaugurés le 17 juillet 1978, par le ministre lui-même.

La SCIC

La création, le 11 juin 1954, de la Société centrale immobilière de la caisse des dépôts (SCIC) constitue un des évènements majeurs de l’histoire du logement et de l’architecture des débuts de la croissance. Premier promoteur en France d’opérations de logements de grande envergure, celle-ci met en place une véritable «architecture de maîtrise d’ouvrage» qui se déclinera ensuite, au cours des années 1960, au travers des Zones à urbaniser en priorité (les ZUP). Elle développera un modèle d’habitation à la fois recentrée sur la sphère individuelle et compatible avec une organisation rationnelle du territoire.

Un quartier d’inspiration grecque

Situé à la périphérie de Beauval A, à l’est de la ville de Meaux, la résidence Antibes est un lotissement de maisons basses, le plus souvent élevées simplement en rez-de-chaussée s'articulant autour de patios intérieurs, et pour quelques-unes dotée d'un étage. Ces maisons forment des ensembles mitoyens organisés par blocs de 4 à 8 logements. A l'origine les parcelles n'étaient pas clôturées et constituaient un espace commun, les habitations s'ouvrant directement sur la rue. Les espaces privés sont rejetés à l'arrière de la maison dans des patios mitoyens. Des garages sont intégrés aux maisons.
Le quartier s'organise autour d'une place centrale bordée d'arbres, la Place de l’Acropole, de laquelle partent des allées et des rues dont le nom évoque la Grèce : Apollon, Artémis, Alexandre le Grand, etc. Cette inspiration grecque se traduit également dans le parti pris architectural : enduits blancs, toits en pente très légère et ouvertures réduites.

Crédit photo : © Région île-de-France

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