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Avant les Jeux paralympiques. En savoir plus

Patrimoine Á Maurecourt, des murs se dressent au milieu des champs, énigme à demi-ruinée. Si on se donne la peine de les examiner, ils racontent l’histoire de la culture du chasselas.

Les murs à chasselas autour de la mairie de Conflans-Sainte-Honorine, (carte postale, AM) - Crédit photo : © Région Île-de-France, S. Asseline, 2003, ADAGP
Les murs sont construits en moellons de calcaire enduits de plâtre. Un chaperon de tuiles les couvre en débordant pour protéger les espaliers - Crédit photo : © Région île-de-France, L. Kruszyk, 2007, ADAGP
Certains murs comportaient des tiges métalliques sur lesquelles on fixait des paillassons ou des vitres pour protéger les grappes des intempéries - Crédit photo : © Région île-de-France, L. Kruszyk, 2007, ADAGP
Des os de mouton sont scellés dans le mur selon un schéma régulier pour guider les fils du palissage. Ce procédé évite d’utiliser des clous qui rouilleraient. - Crédit photo : © Région île-de-France, L. Kruszyk, 2007, ADAGP
Quinze jours avant les vendanges, chaque grappe est individuellement ensachée pour achever sa maturation et empêcher la gourmandise des oiseaux. - Crédit photo : © Région île-de-France, L. Kruszyk, 2007, ADAGP
Chaque grappe était cueillie avec un morceau de sarment destiné à être plongé dans un flacon rempli d’eau. Un morceau de charbon de bois glissé à l’intérieur filtrait l’eau - Crédit photo : © Région île-de-France, L. Kruszyk, 2007, ADAGP
Les flacons étaient rangés dans des supports en bois qui tapissaient les chambres à raisin. C’étaient des pièces fraiches et obscures, le plus souvent à l’étage des maisons. - Crédit photo : © Région île-de-France, L. Kruszyk, 2007, ADAGP
Le flacon cylindrique de gauche était le plus courant, il nécessitait d’être placé dans un support avec un fond pour le maintenir ou de le fixer avec des fils de fer. - Crédit photo : © Région île-de-FranceRégion Île-de-France, L. Kruszyk, 2007, ADAGP
Le raisin était transporté vers les Halles soigneusement rangé dans des paniers à couvercle. - Crédit photo : © Région île-de-France, L. Kruszyk, 2007, ADAGP
Les producteurs utilisaient la publicité pour faire valoir leur production - Crédit photo : © Région île-de-France, L. Kruszyk, 2007, ADAGP
Les producteurs de chasselas participaient régulièrement à des concours agricoles. Ici l’un d’entre eux a gagné une médaille de vermeil pour sa production de pêches et de chasselas en 1913. - Crédit photo : © Région île-de-France, L. Kruszyk, 2007, ADAGP
Au début du XXe siècle, la concurrence des raisins forcés belges oblige les producteurs à diversifier leur activité. Plus tard, après la guerre, le transport ferroviaire frigorifique rend le chasselas de Moissac plus concurrentiel. - Crédit photo : © Région île-de-France, L. Kruszyk, 2007, ADAGP

La culture du chasselas doré, raisin de table de grande qualité, a été introduite après la Révolution à Conflans-Sainte-Honorine, puis à Andrésy et Maurecourt. Cette culture est le résultat d’un savoir-faire ancestral hérité à la fois de Montreuil et de Thomery. Pour accélérer le murissement des raisins, on les palisse devant des murs recouverts de chaux qui emmagasinent la chaleur le jour. Et tandis qu’à Conflans on vendait le fruit à l’automne, en pleine saison, à Maurecourt une dizaine de producteurs ont pratiqué la conservation en chambre à raisin, dite « à la Thomery ». Au prix d’un travail long et minutieux, souvent accompli par les femmes, et d’inventions ingénieuses on pouvait ainsi approvisionner le marché parisien jusqu’en mars.

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