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Avant les Jeux paralympiques. En savoir plus

patrimoine religieux La Vierge Marie est la figure féminine la plus représentée de l’histoire de l’art. Au sein de ces représentations, le thème de la Vierge à l’enfant est un thème privilégié que les artistes, au cours des siècles, ont aimé représenter.

Crédit photo : © Région île-de-France

Cette sculpture en bois, haute d’un 1.20 mètre, montre toute la vitalité du thème de la Vierge en majesté dans la première moitié du XVIe siècle. L’iconographie se rattache encore aux vierges médiévales, notamment par le geste de la Vierge touchant le pied nu de l’Enfant, geste qui évoque à la fois la tendresse maternelle et le mystère de l’Incarnation. En effet, selon la croyance chrétienne, Jésus est le fils de Dieu venu sur terre pour sauver l’humanité du mal. Ainsi, pour les Pères de l’Église la tête de l’enfant Jésus symbolise sa divinité et les pieds, son humanité. De même, le geste de Jésus tenant le voile de sa mère peut être vu comme un simple jeu enfantin alors qu’il a également une portée symbolique forte rappelant, à la fois, la Nativité (le voile dans lequel il est emmailloté bébé à la crèche) et la Passion (sa mère le pleurant après sa mort avec le thème de la Pietà ou déploration du Christ).

Une certaine liberté est prise avec la frontalité jusque-là de rigueur, plaçant le buste de la Vierge, légèrement en biais par rapport au bas de son corps et la tête de l’Enfant complètement détournée de sa mère.

La gracilité de Jésus, les plis denses et rythmés de la robe de Marie, son visage à l’arcade sourcilière marquée et à l’arête du nez régulière, de même que les longues mèches souples de la chevelure, situent bien cette sculpture dans la première moitié du XVIe siècle.

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