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Avant les Jeux paralympiques. En savoir plus

égalité Être une femme et envisager une carrière dans le numérique et l’informatique, c’est possible. BECOMTECH œuvre pour instaurer plus de mixité dans ce secteur originellement peu inclusif. Nakia T., ambassadrice de l’association partenaire de la Région Île-de-France, revient sur la mission de BECOMTECH et sur l’événement qu’elle a organisé à l’occasion de la journée international des droits des femmes.

L’association BECOMTECH, partenaire de la Région, cherche à réduire les obstacles rencontrés par les femmes dans le monde du numérique et de l’informatique, à savoir les stéréotypes de genre et les biais culturels, le manque de modèles féminins et d’encouragement ou encore les barrières éducatives.

Comment ? En offrant à des jeunes femmes l’opportunité de découvrir ces secteurs et ces métiers occupés majoritairement par des hommes aujourd’hui, et d’être accompagnées dans leurs projets dans l’informatique et le numérique. 

Le 14 mars 2025, Nakia T., Ambassadrice BECOMTECH, elle-même étudiante en filière scientifique, a animé un événement en ligne mettant à l’honneur des femmes de l’aéronautique et de l’aérospatial, inspirant ainsi la prochaine génération. Parmi les intervenantes, Claudie Haigneré, première femme française a être allée dans l'espace.

Crédit photo : © BECOMTECH

Rencontre avec Nakia T., ambassadrice BECOMTECH

Pouvez-vous nous dire quelques mots sur BECOMTECH ?

Nakia T. : BECOMTECH a été créée en 2017 pour répondre au manque de mixité dans l’informatique et le numérique, secteurs encore trop souvent perçus comme masculins. L’association encourage les jeunes femmes de 14 à 25 ans à s’y projeter et à y trouver leur place. En 2024, l’association est intervenue dans 75 établissements scolaires partout en France, pour sensibiliser aux métiers du numérique. Aujourd’hui, elle compte 701 Ambassadrices, des jeunes femmes bénéficiant du programme et contribuant à ces interventions. 

Comment l’association agit-elle pour favoriser plus d’inclusivité dans le numérique et l’informatique ?

Nakia T. : 4 programmes sont proposés. JUMP IN TECH initie les filles de 14 à 17 ans au numérique l’été pendant un stage intensif. C’est en quelque sorte la première brique. Le programme AMBASSADRICES assure ensuite un suivi de long terme des participantes de JUMP IN TECH. Puis, il y a TOGETHER IN TECH qui s’adresse aux étudiantes en informatique ou numérique, qui sont bien souvent minoritaires dans leur classe. BECOMTECH les accompagne dans leurs initiatives en faveur de l’égalité, les outille pour éviter le décrochage scolaire et les sensibilise aussi aux violences sexistes et sexuelles. Enfin, le programme BECOMLEADER accompagne les Ambassadrices dans leurs projets d’intrapreneuriat, en développant leurs compétences transversales et leur leadership : de la gestion de projet à la levée de fonds, grâce à un coaching personnalisé et un partage de savoirs entre pairs.

Crédit photo : © BECOMTECH

Quel est votre parcours chez BECOMTECH ?

Nakia T. : J’ai découvert BECOMTECH lorsque j’étais au lycée. J’ai eu l’occasion de faire un stage dans l’intelligence artificielle dans une école et c’est à ce moment que j’ai rencontré une des Ambassadrices de BECOMTECH. J’ai rejoint le programme JUMP IN TECH et j’ai développé mes compétences en informatique, mais pas seulement. Parce que BECOMTECH, c’est bien plus que de la transmission de connaissances techniques. C’est aussi le développement de soft skills clés. L’association nous aide à nous affirmer et à porter nos projets. Avant de l’intégrer, je n’étais pas très douée à l’oral. Aujourd’hui, je suis plus à l’aise pour m’exprimer et défendre des projets qui me tiennent à cœur.

Pourquoi avoir voulu organiser un événement sur la place des femmes dans l’aéronautique et l’aérospatial ? Et quelles ont été les retombées ? 

Nakia T. : Le numérique et l’aérospatial ou l’aéronautique sont 2 milieux connexes. D’abord parce que le numérique est partout dans l’aérospatial et l’aéronautique, mais aussi parce que ces secteurs font face au même manque de parité. La conférence en ligne a rassemblé des femmes inspirantes, qui ont fait carrière dans le spatial ou l’aéronautique et qui ont des expériences passionnantes : Claudie Haigneré, première Française à être allée dans l’espace, Chloé Carrière, fondatrice de Galactic Studio dédié à la vulgarisation scientifique (+ 10 000 abonnés sur les réseaux sociaux avec Galactic Chloé), Brigitte Godard, médecin des astronautes de l’European Space Agency, Sandra Bouxirot, pilote professionnelle et directrice de France BIA (BIA comme Brevet d’initiation aéronautique) et, enfin, Aya Aïdouni, fondatrice de Stars Factory, ingénieure logiciel chez THALES et Ambassadrice BECOMTECH. 

L’objectif était d’encourager les participantes à envisager cette orientation professionnelle. L’événement a été un succès et on a pu répondre à de nombreuses questions du public, qui comptait une centaine de personnes, dont des étudiantes et des partenaires de l’association. Parmi les questions posées, on a notamment pu entendre : « Le métier d’astrophysicien est-il davantage orienté recherche ou ingénierie ? » ou encore « Quel est le quotidien d’une ingénieure logiciel ? ». C’est une belle réussite.

Comment la Région Île-de-France a-t-elle pu vous aider dans ce projet ?

Nakia T. : La Région Île-de-France nous a donné un véritable coup de pouce dans la promotion de l’événement. Avec le Centre Hubertine Auclert, qui travaille pour l’égalité femmes-hommes et contre les violences faites aux femmes, la Région a relayé l’événement dans les actualités, à l’occasion du 8 mars 2025. De façon plus large, la Région soutient depuis 2018 le programme JUMP IN TECH en Île-de-France. L’objectif est de favoriser l’insertion des Franciliennes, notamment celles des territoires les plus isolés sur le plan socio-économique, dans les métiers d’avenir. Grâce à ce soutien, BECOMTECH a pu initier plus de 520 filles de toute l’Île-de-France au numérique. Ce partenariat permet à BECOMTECH de toucher un large public et d’obtenir des résultats concrets. Par exemple, à la fin du programme JUMP IN TECH en 2024, 87 % des participantes ayant échangé avec des professionnels du numérique et participé à des tables rondes trouvent ces métiers plus intéressants qu’auparavant. C’est un résultat très encourageant.

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